Mercredi 21 avril 2010
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« La crise politique enfle au Nicaragua, où plusieurs milliers de partisans du Front sandiniste au pouvoir ont empêché mardi le Parlement de siéger, tandis que l'opposition libérale
affirmait que trois de ses députés avaient été blessés. » Cyberpresse.ca
Le matin, en arrivant au travail, j'ai pour habitude de consulter l'actualité locale et l'actualité française. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que des « pandilleros » (gangs)
étaient en train de forcer le Parlement Nicaragayen à coups de pétards artisanaux.
Selon « La Prensa », aujourd'hui devait se voter l'annulation d'un décret mis en place par le président Daniel Ortega (du FSLN, Front Sandiniste de Libération Nationale), ce décret
prolongeant les mandats de 25 hauts magistrats et fonctionnaires, en attendant la nomination de leurs remplaçants. Les opposants affirment que ce décret est illégal et expliquaient qu'ils
disposaient des 47 voix nécessaires pour procéder à son annulation ce même jour. Ils n'ont donc pas pu rentrer au Parlement et se sont réunis dans un hôtel pour procéder au vote.
Les « pro-Ortega » se sont alors rassemblés devant cet hôtel pour le bombarder avec des mortiers artisanaux et des pierres, occasionnant quelques dégâts et la fuite de touristes qui y
séjournaient. Trois députés ont aussi été blessés.
Notons que toujours selon « La Prensa », les « pandillas » ont été engagés par le gouvernement Ortega, ce qui paraît probable au vu de la faible présence policière. Le
président du parlement (membre du FSLN) a invalidé le vote des parlementaire.
Le site internet de Cyberpresse cite un député qui explique: «Toute cette pression émane du fait que Daniel Ortega croit qu'il va obtenir sa réélection» en 2011 en maintenant à leur poste
jusqu'à cette date les magistrats du Tribunal électoral et précise que la Cour suprême a autorisé en octobre dernier le chef de l'Etat à briguer un deuxième mandat consécutif, en jugeant
que la loi l'interdisant enfreignait le principe d'égalité des citoyens devant la loi, car les parlementaires, eux, ont le droit d'enchaîner deux mandats.
Ce soir, en rentrant, je suis tombé sur des barrages de feu (les routes étaient barrées par du bois enflammé) et des foules pro-Ortega entouraient ces barrages. Je ne me suis pas amusé à rester
dans les parages.
Je ne sais pas si les émeutes se poursuivront dans les jours à venir mais je vous tiendrais au courant. Ce que je sais c'est que je ne risque rien tant que je reste à l'écart donc pas
d'inquiétude à avoir pour moi.
Un ami souhaite faire un article que je puisse traduire. Je vous le publierais prochainement et puis je n'oublie pas de vous faire un bilan de la première partie de la tournée promotionnelle à
Jinotega.
Depuis Managua, Fabien pour racassou.over-blog.com ;-)